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Petit saut en arrière. Catherine n'est qu'un petit bout de choux lorsqu'elle découvre les premiers rudiments de la danse classique. A l'age de cinq ans. Quelque années plus tard, elle devient l'une de premiers élèves de Coppelia, lors de la création de de l'atelier dirigé par Nicole Soubiroux. Son premier passage sur scène lui révèle son désir de faire de la danse son métier. |
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Un déclic à dix-huit ans, elle quitte Decazeville pour s'inscrire dans une école prive parisienne, où elle prend de cours avec des professeurs de l'opéra. Michèle Grimault, une ancienne soliste des ballets Cuevas, lui communique le véritable plaisir de la danse. Jusqu'à l'age de vingt-cinq ans Catherine évolue dans le monde de la danse classique. Sa rencontre avec un chorégraphe va lui donner le goût de la danse contemporaine. "je compris que c'était ce que je cherchais pour me dégager de la rigidité de la danse classique". Depuis douze ans, Catherine est danseuse soliste de la compagnie Patrick Ehrhard. A Boulogne-Billancourt, où elle fait aussi partager son amour de la danse à des jeunes élèves. Danser pour le plaisir Catherine n'aime pas s'enfermer dans des moules. "Une danseuse est là pour faire passer une émotion, un ressenti. Danser pour le plaisir et pas dans l'effort. En sortant de l'apologie de la douleur, ce qui n'enlève pas la rigueur, le travail." Une adepte en quelque sorte de "la liberté dans la discipline". "Plus tard, on a une maturité. qui fait qu'on peut rencontrer ce plaisir. Quelque part j'ai vraiment l'impression de retrouver ces premiers années, avec cette forme de naïveté, de spontanéité." Outre la danse, Catherine s'intéresse aussi à la psychologie et la sophrologie. Dans un autre contexte, elle adore les voyages et les spectacles. L'avenir, Catherine ne sait pas de quoi il sera fait, mais l'un de ses vœux les plus chers serait de pouvoir "proposer la danse et le mouvement comme soin, comme thérapie." Une chose est certaine, si c'était un choix à refaire, elle le referait. Sans hésiter le moins du monde. "Avec l'âge, j'ai aussi appris à ne pas focaliser uniquement sur la danse. Si un jour je ne pouvais plus danser, je ne m'écroulerai pas pour autant. ce que m'apporte la danse, on peut aussi le travailler ailleurs. Ce n'est pas une passion exclusive et cela m'aide à ouvrir les yeux sur le monde..." La Dépêche du Midi
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